" Au côté de mon capitaine Méliès, je me sens invincible. Nous traversons la frontière espagnole arc-boutés sur nos planches à roulettes, un vent chaud s'engouffre en moi, changeant les aiguilles de mon coeur en ailes de moulin. Un moulin à moudre les graines du rêve pour fabriquer du vrai. Miss Acacia, j'arrive ! "

"  Au côté de mon capitaine Méliès, je me sens invincible. Nous traversons la frontière espagnole arc-boutés sur nos planches à roulettes, un vent chaud s'engouffre en moi, changeant les aiguilles de mon coeur en ailes de moulin. Un moulin à moudre les graines du rêve pour fabriquer du vrai. Miss Acacia, j'arrive ! "
Petite pensée pour Raphaëlle en écrivant cet article :) .

Quatrième de couverture

Edimbourg, 1874 : le jour le plus froid du monde. Lorsque Jack naît, son coeur gelé se brise immédiatement. La sage-femme le remplace par une horloge et le sauve. Depuis lors, il doit prendre soin d'en remonter chaque matin le mécanisme. Mais gare aux passions ! Le regard de braise d'une petite chanteuse andalouse va mettre le coeur de Jack à rude épreuve.

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Après avoir vu ce roman sur énormément de blog, j'étais ravie de l'avoir entre les mains ! Cette histoire magique m'a permis de faire une pause entre des bouquins plus difficiles, plus "scolaires" et de lire quelque chose de facile, d'enfantin presque. A quand remonte la lecture d'un bouquin où on parle de magie, où on se dit "mais c'est pas possible", "moi aussi j'aimerais bien traverser le monde en skate". L'horloge de Jack nous intrigue, on aimerait la voir, la visualiser, comprendre comment c'est "possible". Même si on sait que ça ne l'est pas. Une lecture dont je ne garderai pas un souvenir extraordinaire, dont j'oublierai vite l'histoire, mais qui a le mérite de m'avoir fait passer un bon moment, et même lâcher quelques larmes, oui oui oui, je l'avoue !

Mathias Malzieu est le chanteur de groupe Dionysos, vous pouvez retrouver son album " Mécanique du coeur " ici !

# Postato sabato 07 novembre 2009 05:47

Modificato domenica 22 novembre 2009 09:13

Platon, François Châtelet.

Platon, François Châtelet.
S O C R A T E
E T
P L A T O N







J'ai décidé de lire tranquillement cet essai de François Châtelet sur Platon.
C'est intéressant pour la philo, et je me rends compte que je suis très intéressée par la philosophie de Socrate et de Platon.
Je ne compte pas le lire d'une traite, mais simplement quelques chapitres de temps en temps.

# Postato mercoledì 18 novembre 2009 07:45

Modificato domenica 22 novembre 2009 09:17

" Mathieu est de plus en plus voûté. Les kinés, le corset en métal, rien n'y fait. A quinze ans, il a la silhouette d'un vieux paysan qui a passé sa vie à bêcher la terre. quand on le promène, il ne voit que ses pieds, il ne peut même plus voir le ciel. Un moment, j'ai imaginé fixer sur le bout de ses chaussures des petits miroirs, comme des rétroviseurs qui lui reflèteraient le ciel... "

" Mathieu est de plus en plus voûté. Les kinés, le corset en métal, rien n'y fait. A quinze ans, il a la silhouette d'un vieux paysan qui a passé sa vie à bêcher la terre. quand on le promène, il ne voit que ses pieds, il ne peut même plus voir le ciel. Un moment, j'ai imaginé fixer sur le bout de ses chaussures des petits miroirs, comme des rétroviseurs qui lui reflèteraient le ciel... "
Je crois que je suis définitivement mauvaise en résumé. Comment est-ce possible "résumer" ce livre. Je suis dans l'impossibilité de le faire neutre en tout cas, ça serait pour moi n'avoir rien compris au sens du livre, qui fait passer une émotion dingue. En fait, c'est d'ailleurs un but principal pour Jean-Louis Fournier je pense : faire passer un message nouveau, témoigner, et dire vraiment, sans tabou, ses pensées les plus profondes sur Mathieu et Thomas.

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Jean-Louis Fournier est père de deux enfants handicapés. Il a une fille, normale, mais elle, on s'en fiche, parce qu'elle est normale. Il raconte la vie de tous les jours, ses sentiments pour ses deux enfants, ses deux fils, Mathieu, et Thomas, qui ont "de la paille dans la tête".
Un papa qui élève seul ses deux garçons. Enfin. Ils ne grandissent pas, ne parlent pas. La relation semble difficile.
" Pardon Mathieu, pardon Thomas de vous avoir mis au monde. Oui, c'est à cause de moi. Si je n'avais pas été là, vous ne souffririez pas autant, et moi non plus d'ailleurs." Tel semble être le message de Jean-Louis Fournier.

En fait, je suis tellement émue, que j'ai du mal à faire un article. Je suis très touchée, et à la fois, je ne suis pas concernée par le problème, et je n'ai donc aucune légitimité. J'ai l'impression de faire partie des gens qui sont gênés, qui compatissent par le regard, et qui enfoncent encore plus.

Lisez-le, vous comprendrez...
Une magnifique lecture.
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# Postato mercoledì 25 novembre 2009 18:15

Modificato mercoledì 25 novembre 2009 18:32

" - Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde ! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste. Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors, ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé... "

" - Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde ! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste. Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors, ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé... "
☼ ☼ ☼

Aviateur. Avion crashé. Dans le désert, doit le réparer. Et au lendemain...
" S'il-vous plaît... Dessine-moi un mouton ! "

* Le petit Prince. Il demande beaucoup, répond peu. Et au fur et à mesure du récit, il nous raconte son histoire. *
Il vit sur l'astéroïde B612 *. Grande comme une maison. Il arrache les racines des baobabs et ramone les volcans. Et une rose splendide est née. Elle est unique. Orgueilleuse aussi *. Alors, il entreprend un voyage à travers les étoiles, afin de trouver des amis. *
Tapis dans leur solitude, il rencontre divers personnages : le roi d'un royaume factice, le vaniteux, celui qui boit pour oublier qu'il boit, le businessman qui possède des étoiles pour possèder plus d'étoiles, l'allumeur de réverbères et le géographe.* Ces grandes personnes ne s'occupent pas des choses importantes de la vie, contrairement à ce qu'il croient, au désespoir du Petit Prince.*
Et il arrive sur Terre. Après diverses rencontrent encore absurdes, il rencontre le narrateur, qui se trouve sous le charme de la naïveté apparente et la candeur du Petit Prince. *

" C'est le temps perdu pour ta rose, qui fait ta rose si importante. "

Et dans le ciel, pour l'éternité, rira pour le narrateur le Petit Prince, reparti sur son étoile, quelque part dans le ciel.

☼ ☼ ☼

J'ai droit de dire seulement " waaouh... " ? Une pause d'une heure dans l'éternité. Le temps s'arrête. On le lit d'une traite, et c'est comme ça. On s'y plonge, on ne s'en rend pas compte. C'est magnétique. Un roman intemporel. Pour tous, n'importe quand, n'importe où. C'est... c'est tout, c'est rien. C'est profond, c'est simple, de la poésie. Une bouffée d'oxygène, une longue réflexion sur ce qui est vraiment important. Sur les grandes personnes. Une volonté de rester enfant, de rester simple et naïf... Un vrai rêve.
Il faut l'avoir lu, lu lu et relu. En plus, il n'est pas chronophage ! :)

# Postato mercoledì 25 novembre 2009 18:34

Modificato giovedì 26 novembre 2009 08:23

Oscar et la dame rose, EE Schmitt.

Oscar et la dame rose, EE Schmitt.







Roman achevé, article à venir.




:)

# Postato giovedì 26 novembre 2009 07:32

Modificato venerdì 27 novembre 2009 16:33