Après avoir quitté l'école, Claudine part à Paris, délaissant se chère ville de Montigny, ses amies dont la câline Luce et la grande Anaïs.
Elle est de nouveau livrée à elle même, son père étant totalement absent, sur une autre planète. Elle fait la connaissance de sa Tante Coeur, de Marcel, ce cher Marcel, ce beau et tendre Marcel, et de son Oncle, qu'elle finira par appeler Renaud. Elle ne s'attend pas non plus à croiser la personne qui lui expliquera sa vie actuelle, qui la dégoûtera profondément, jusqu'à ne plus vouloir voir cette personne, "jamais, ah ça, non, jamais !"
Ce deuxième tome de la série des Claudine est tout à fait à l'image du premier. Claudine reste une personne anti-conformiste, têtue, fonceuse, obstinée. Elle nous confirme sa vision du monde particulièrement moderne, évoque et défend ses points de vue sans aucune anxiété ni gène. Elle est elle-même. Malgré tout, loin de Montigny, Claudine ne se sent pas bien. Une partie d'elle est restée là-bas, sur les chaises des pupîtres, autour des arbres sous lesquels elle aimait flâner des heures...Son utopie n'a plus de place à Paris.
S'il vous plaît, ne vous fiez pas, tout d'abord à la couverture, qui n'est pas très attrayante, à l'auteur, Colette, dont les livres commencent à dater : la série des Claudine est très sympa à lire, c'est franc, sincère, et une part d'admiration demeure sur le personnage de Claudine.
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