Parce que je t'aime, de Guillaume Musso.

Parce que je t'aime, de Guillaume Musso.
Résumé

Layla est enlevée dans un supermarché. Ni le FBI, ni ses parents, ni personne ne retrouve sa trace. Et pourtant, son père en est persuadé, Layla n'est pas morte. C'est impossible. Il le sent. Nicole, sa femme, est persuadée du contraire. A chacun sa manière d'affronter cette soudaine disparition : alors que Nicole s'acharne au travail, son mari sombre dans l'alcoolisme après avoir quitté le domicile conjugal.
Qu'est-il vraiment arrivé à Layla ? ...


Critique

Depuis longtemps, je voulais lire un Musso. Je voulais découvrir cet auteur si réputé, si demandé, devenu célèbre. Et que dire de Parce que je t'aime... C'est bien écrit, l'histoire est bien révisée, tous les petits détails sont présents ainsi que les indices prévoyant la chute. J'ai bien aimé parcourir l'histoire à travers les flash backs des différents personnages, à la manière de Cold Case. Mais je trouve la fin décevante =(. Ah ouais... La fin est impardonnable... C'est trop triste, à mon avis... Trop irréaliste (ou trop réel, en fait?).
Enfin, un livre de vacances, un peu à la hauteur de Marc Levy, je crois...
Le petit + : moi qui adore les citations, j'ai été ravie d'en trouver à chaque début de chapitre !

# Posté le lundi 11 août 2008 16:12

Modifié le mardi 19 mai 2009 02:04

" Il y a un trouble dans le regard de Paul, un regard qui tente de se poser sur Claire. Les yeux se croisent, juste un instant, avec la buée qu'il faut, et Paul se rattrape de justesse, redresse son vélo qui a heurté une racine. "

" Il y a un trouble dans le regard de Paul, un regard qui tente de se poser sur Claire. Les yeux se croisent, juste un instant, avec la buée qu'il faut, et Paul se rattrape de justesse, redresse son vélo qui a heurté une racine. "
Résumé

Quand Claire rentre de vacances, sa seule hâte est de retrouver son frère, Loïc. A la gare, seul ses parents sont présents, et leur première parole est : "il est parti". Suite à une violente dispute avec son père. Il ne revient pas. Au fur et à mesure que les jours, les semaines et les mois passent, Claire s'engouffre dans l'anorexie et la dépression. Parfois, une lettre de Loïc arrive : "Je vais bien, ne t'en fais pas. Je t'aime".
Elle pose une semaine de congé au supermarché où elle est caissière, et décide de partir à Portbail, lieu d'où arrivent les lettres, et de retrouver Loïc. Lui parler, et comprendre. Comprendre pourquoi.


Critique

J'ai vu le film l'année dernière. Il m'avait énormément plu, et c'est pour cela que j'ai décidé de lire le livre.
Lecture achevée, je suis à la fois déçue, et ravie.
Le suspens n'était pas au rendez-vous, étant donné que le fil m'avait révélé la chute. Bon. Et ce qui m'a le plus agacée, c'est que je me suis trop basée sur le film pendant ma lecture, alors que beaucoup d'éléments diffèrent. J'étais parfois un peu perdue...
Au niveau de l'histoire ensuite, je la trouve racontée très simplement. Pas de superflu, juste le malheur immense de Claire. Elle qui sans son frère est totalement déroutée. Perdue, déboussolée. L'émotion est à son comble, le drame aussi. Un mélange de nostalgie et de détresse : j'ai littéralement adoré.

# Posté le lundi 01 septembre 2008 16:13

Modifié le mardi 19 mai 2009 02:12

" Là, les camisoles, les petits corsages, les robes du matin, les peignoirs, de la toile, du nansouk, des dentelles, de longs vêtements blancs, libres et minces, où l'on sentait l'étirement des matinées paresseuses, au lendemain des soirs de tendresse. "

" Là, les camisoles, les petits corsages, les robes du matin, les peignoirs, de la toile, du nansouk, des dentelles, de longs vêtements blancs, libres et minces, où l'on sentait l'étirement des matinées paresseuses, au lendemain des soirs de tendresse. "
Résumé

Un temps après la mort de ses parents, Denise, ruinée, sans plus un sou, débarque en province, avec ses deux frères, Pépé et Jean, en plein Paris. Son oncle Baudu, des années de ça, lui avait promis son accueil à Paris si elle n'arrivait plus à vivre. L'oncle Baudu, dépassé par cette arrivée si soudaine, ne sait que ça faire... Les affaires ne marchent plus bien depuis l'installation du Bonheur des Dames. Ce grand magasin, cette machine infernale, écrase tous les petits commerce, que Baudu fustige totalement !
Denise y trouve un emploi. Ses débuts sont difficiles ; les autres employés ne facilitent pas son intégration dans le magasin. Puis elle rencontre Mouret, qui lui fera tourner la tête. La courageuse Denise surmontera toutes les dures épreuves : les problèmes d'argent, la haine de son oncle et de sa famille, les moqueries de Clara et les autres. A la clé, une probable belle histoire d'amour... :)

Critique

Voilà la deuxième lecture du Bonheur des Dames que je fais. Et toujours la même atmosphère au fil des pages. Le style de Zola est parfait, soigné, clair et précis, et néanmoins plutôt simple et compréhensible par tous, avec un peu d'attention. Des descriptions magnifiques, qui ressemblent presque à de la poésie : je pense surtout à une qui apparaît vers la fin du roman, quand le Bonheur expose le blanc. On se croirait au paradis, dans les nuages.
Les personnages sont très attachants, les deux frères de Denise, l'oncle Baudu, Pauline, Mouret et je pense tout particulièrement à Denise. Le courage incarné. Le courage, la persistance, l'obstination. Et la gentillesse, la douceur, l'humilité. Une femme à laquelle on aimerait ressembler.
J'ai mis beaucoup de temps à le lire, mais... un chef d'oeuvre pareil se savoure, n'est-ce pas ? ^^

# Posté le samedi 29 novembre 2008 08:06

Modifié le mardi 19 mai 2009 02:10

" Je m'étais inventé une histoire, un passé, pour fuir la réalité à mon retour d'Afrique, dans ce pays, dans cette ville où je ne connaissais personne, où j'étais devenu un étranger. "

" Je m'étais inventé une histoire, un passé, pour fuir la réalité à mon retour d'Afrique, dans ce pays, dans cette ville où je ne connaissais personne, où j'étais devenu un étranger. "
Résumé

L'Africain est un roman autobiographique. Jean-Marie-Gustave Le Cléziot y raconte le temps qu'il a passé en Afrique. Il nous confie ses sentiments quant au monde duquel il vient, qui diffère tant de Nice. Il insiste largement sur la liberté du corps.
La puissance du roman s'exprime par cette rencontre simultanée entre son père et l'Afrique. Deux rencontres rêvées, espérées, si attendues. Il craint son père, cet être qu'il ne connaît finalement pas, qui abuse de pouvoir et d'autorité. Il apprend à connaître ce pays, l'Afrique, un monde merveilleux où tout est excessif : le soleil, la végétation, la pluie, les orages, les insectes ; ce monde qu'il a tant appris à apprécier et il le dit si bien : " Si je n'avais pas eu cette connaissance charnelle de l'Afrique, si je n'avais pas reçu cet héritage de ma vie avant ma naissance, que serais-je devenu ? "

Critique

Je pense qu'il faut lire le livre pour vraiment comprendre l'ambiance qui règne au fil de ces pages. L'émotion de Le Clézio est transmise de manière intacte. C'est comme s'il nous parlait, sincèrement, qu'il nous mettait dans la confidence. Il se livre à nous, lecteurs.
Son écriture est fluide, limpide et précise. Chaque idée est associée au bon nom, au bon adjectif : on dirait que le mot a été inventé pour l'occasion.
C'est un roman dépaysant, relaxant et déroutant à la fois. On atterrit dans un monde inconnu, on apprend des choses qui nous paraissent... inimaginables. Après la lecture, on se dit que certaines personnes ont eu l'occasion de vivre des choses incroyables. Pas forcément faciles à vivre, mais qui forgent l'esprit et apprennent la vie. Pour clore ceci, je tiens à vous dire que dans la collection Folio, les pages sont magnifiques épaisses et brillantes, et de superbes photos d'Afrique prises par son père imagent le récit de Le Clézio.

# Posté le samedi 29 novembre 2008 11:11

Modifié le mardi 19 mai 2009 02:09

" Ce récit aura pour titre Lambeaux. Mais après avoir rédigé une vingtaine de pages, tu dois l'abandonner. Il remue en toi trop de choses pour que tu puisses le poursuivre.Si tu parviens un jour à le mener à terme, il sera la preuve que tu as réussi à t'affranchier de ton histoire, à gagner ton autonomie. "

" Ce récit aura pour titre Lambeaux. Mais après avoir rédigé une vingtaine de pages, tu dois l'abandonner. Il remue en toi trop de choses pour que tu puisses le poursuivre.Si tu parviens un jour à le mener à terme, il sera la preuve que tu as réussi à t'affranchier de ton histoire, à gagner ton autonomie. "
Quelques mots sur l'auteur...

Charles Juliet perd sa mère à l'âge de trois mois. Après une tentative de suicide, elle est placée en hôpital psychiatrique et meurt de faim et de froid. Il est alors placé dans une famille suisse, qui lui apportera tout l'amour dont il a besoin auprès de sa mère adoptive. Il reste profondément marqué par la disparition de sa mère. En écrivant son autobiographie Lambeaux, Charles Juliet veut se libérer de cette histoire, trop lourde pour lui, se soulager pour pouvoir enfin vivre. Ce livre a une valeur cathartique (du grec κάθαρσις : purification).

Résumé

Charles Juliet célèbre dans cette autobiographie ses deux mères : sa mère biologique, qui lui a offert la vie, et sa mère adoptive, qui lui a offert l'amour. Le livre est composé de deux parties : la première traite de sa mère biologique. Il raconte sa vie dans une famille de paysan, dans laquelle elle se sent incomprise. L'école la passionne. Or sa famille est contre toute culture d'esprit, qui est une perte de temps : on est plus utile au champ. La seconde partie traite de l'auteur. Il y explique ses douleurs, ses états d'âme. Les difficultés de l'écriture (il a mis douze ans à écrire cette oeuvre) et la valeur cathartique de l'oeuvre.
Cette oeuvre autobiographique est empreinte d'une profonde sincérité et d'un réel besoin d'écrire, de se livrer, de partager.

Critique

Lambeaux. Quelle sincérité au fil de ces pages. Chaque mot est marqué d'une extrême profondeur, d'un réel sentiment. On ressent magnifiquement la sensibilité de Juliet. Sa souffrance. Ses lignes sont de la poésie. Vraiment. A travers cette oeuvre, Juliet souhaite faire revivre ses deux mères, les faire sortir de la tombe pour 150 pages. Il veut donner la parole à tous ceux qui n'ont pas les moyens de parler, à "la cohorte des bâillonnés, des mutiques, des exilés des mots". Il se fait messager de tous et souhaite réaffirmer l'importance de la parole, fondamentale. Cette autobiographie est à ne pas rater, elle est simple et courte, mais nous marque je pense à jamais, par la sincérité de Charles Juliet.

# Posté le samedi 13 décembre 2008 18:21

Modifié le mardi 19 mai 2009 02:07