Paroles, de Prévert.

Paroles, de Prévert.
La poésie,
La musique des mots.

La poésie n'est pas vraiment mon fort ... Malgré quelques réticences, je me suis lancée et ai donc tenté de feuilleter quelques recueils. La trouvaille de la semaine, c'est donc le recueil Paroles de Prévert, qui trainaît au fond de ma bibliothèque depuis longtemps déjà ... Et alors, quelle magie ! J'aime la simplicité de Prévert à évoquer le quotidien, le bonheur simple, intact et immédiat. Prévert joue avec les mots, les modèle à sa guise et les assemble sublimement afin de transformer les banalités de la vie en petits bonheurs. Chacun peut je pense y trouver son compte, de longs poèmes aux petits jeux de mots de quatre vers.

# Posté le vendredi 20 mars 2009 18:28

Modifié le samedi 09 mai 2009 16:52

Odette Toulemonde, d'EE Schmitt.

Odette Toulemonde, d'EE Schmitt.
Résumé

Ce livre est un recueil de huit nouvelles, toutes différents les unes des autres, mais respectant toujours un même thème : la quête du bonheur. En effet, les huit femmes mises en scène cherchent désespérément le bonheur dans un monde imparfait. Souvent déçues par la vie, par les hommes, elles tentent de se reconstruire, de vivre quand même, de faire abstraction du monde extérieur et de son jugement. Le destin de huit femmes, chacune fière, sensible, émotive, profondément blessée.

Critique

J'ai acheté ce livre plutôt par hasard, j'avais un bon de cinq euros chez Leclerc, ma mère attendait à la caisse ; quand j'ai vu ce livre de Schmitt (de qui j'ai déjà lu La Rêveuse d'Ostende, qui m'a beaucoup plu), j'ai été conquise par ce titre connu.
Le verdict ? Sans plus. A lire en vacances, sur la plage, un dimanche pluvieux, dans le bus, ou pendant une heure de trou... Je m'attendais à mieux, après La Rêveuse d'Ostende. Ces nouvelles ont un bon fond, elles nous laissent une impression de bonheur et de légèreté. Néanmoins, il n'y pas de recherche profonde. C'est modeste. On attend mieux de la part d'un normalien ? Oui :) ! J'avoue avoir du mal à creuser ma critique, c'est ni excellent, ni mauvais. J'ai aimé la comparaison de ce recueil avec un plat de spaghettis bolo d'un internaute : on ne sera jamais déçu, ça sera toujours bon, mais on n'en gardera pas un souvenir impérissable !
J'ai acheté La Part de l'autre il y a peu, j'espère que je ne serai pas déçue.

Je n'ai pas vu le film Odette Toulemonde... Les avis de ceux que l'ont visionné ?

# Posté le mercredi 25 mars 2009 07:00

Modifié le mardi 19 mai 2009 02:18

La petite fille de Monsieur Linh, de Philippe Claudel.

La petite fille de Monsieur Linh, de Philippe Claudel.
Quelques mots sur l'auteur...

Né en Lauraine en 1962, Philippe Claudel, romancier traduit dans une trentaine de langues est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages souvent primés, dont Les Âmes grises, et ce roman, La Petite Fille de Monsieur Lihn.

Résumé

Après que la guerre a ravagé le pays de Monsieur Lihn, ce dernier le quitte, emportant avec lui ce qui lui reste de plus précieux : sa petite fille, dont les parents sont morts. Six semaines plus tard, il arrive à destination. Sur le quai, il ne voit qu'une grande métropole, où les gens grouillent, se croisent mais ne se regardent pas. Il exprime sa souffrance quant à cette indifférence, lui qui vient d'un village où chacun se connaissait, se parlait et s'appréciait. Monsieur Lihn est dès son arrivée logé dans un dortoir, avec une autre famille, qui se moque bien de cet homme, gaga de sa petite fille. Monsieur Lihn se lie d'amitié avec un gros homme, Monsieur Barak, qui fume toujours. Cet homme devient le seul ami de Monsieur Lihn. Il continue à vivre dans cette grande ville qu'il n'apprécie pas pour deux choses : sa petite fille et son ami. Deux personnes pour qui il se sent important.

Critique

Je voulais depuis longtemps lire ce livre, qui paraissait tant plaire à tous ses lecteurs. L'ayant reçu pour mon anniversaire (et quelle surprise...), je me suis donc pressée de commencer la lecture de ce roman visiblement si convoité.
Et j'en suis... Ravie. J'ai eu le plaisir de lire un livre un roman à l'écriture poétique. Une écriture simple, douce, apaisante. On découvre des personnages extraordinaires : simples, gentils, attentifs et affectueux. Monsieur Lihn ne peut que toucher son lecteur, par sa tendresse et son dévouement à sa petite fille. On découvre son passé à travers ses souvenirs : sa famille est morte à la guerre, sa femme, son fils, sa belle-fille. Seule la petite Sang-diû reste. "Matin doux".
La chute de ce roman offre un nouvel éclairage sur le texte, et une autre lecture est je pense nécessaire (je n'ai pas pu, à cause des cours, mais je pense qu'elle est valable) afin de mieux comprendre la trame du roman, dans son intégralité.
J'ai lu ce livre au bon moment. Au moment où j'avais besoin de douceur, de tendresse, et vraiment pas d'histoires dramatiques ou violentes. Ca a été le livre parfait.
En un mot : Waah... !


# Posté le samedi 18 avril 2009 18:09

Modifié le mardi 19 mai 2009 02:17

" [...] Un fou aux dents qui suintent. Je... Je ferme les yeux. Son image danse au-dessus de moi... Son regard soupèse mon âme et perce mon front ! Ses mains se tendent vers moi, il essaie de m'étrangler... Il marmonne dans sa barbe... - Qu'est-ce qu'il dit ? - La vérité... La vérité est comme une couverture qui nous laisse les pieds froids. On a beau la tirer à nous dans tous les sens, elle ne nous couvrira jamais entièrement. Secouez-la, tiraillez pas, ça ne suffira jamais... Du jour où on entre dans le monde, vagissant, à celui où on le quitte, agonisant, on ne peut que s'en couvrir la tête et gémir, pleurer ou hurler. "

"   [...] Un fou aux dents qui suintent. Je... Je ferme les yeux. Son image danse au-dessus de moi... Son regard soupèse mon âme et perce mon front ! Ses mains se tendent vers moi, il essaie de m'étrangler... Il marmonne dans sa barbe... - Qu'est-ce qu'il dit ? - La vérité... La vérité est comme une couverture qui nous laisse les pieds froids. On a beau la tirer à nous dans tous les sens, elle ne nous couvrira jamais entièrement. Secouez-la, tiraillez pas, ça ne suffira jamais... Du jour où on entre dans le monde, vagissant, à celui où on le quitte, agonisant, on ne peut que s'en couvrir la tête et gémir, pleurer ou hurler.  "
Résumé

Nous sommes dans les années 1960, dans le prestigieux collège Welton du Vermont. Réputé pour la vie studieuse des élèves comme des professeurs, l'établissement accueille la future élite de la société : les fils des médecins, banquiers & avocats les plus prestigieux.
On suit donc le parcours de différents étudiants, Neil, Todd, Knox, Charlie (Nuwanda !), Cameron, Meeks & Pitts. Ces jeunes garçons voient leur esprit perturbé par l'arrivée du professeur de littérature, John Keating. Il leur apprend l'art d'apprécier les mots, leur musique et leur sonorité : l'art de la poésie. Chacun se passionne pour se nouvel enseignement anti-conformiste, contraire aux principes de Welton : penser par soi-même, forger sa propre personnalité. Neil se passionne pour le théâtre, et décroche le rôle principal dans une pièce de Shakespeare, contre la volonté de son père. Que lui vaudra cette passion intolérable ? Chaque personnage est finalement bouleversé par l'aboutissement tragique de cette histoire, ainsi que le lecteur, qui ne peut qu'être touché par cette magnifique histoire d'amour de la littérature.

Critique

Après avoir souvent visionné le film, je voulais absolument découvrir le livre duqueil était tiré ce magnifique film. Je l'ai lu posément, savourant chaque mot, me rappelant le film, le visage des personnages (c'est d'ailleurs agaçant de toujours se référer au film, quand on l'a vu avant de lire le livre : on se fie trop à l'interprétation de la lecture du réalisateur...). Tout d'abord, j'ai eu du mal à retrouver la même sensibilité, la même profondeur au fil des lignes... Il manquait la musique, les longs silences, les expressions des visages, les regards... Puis j'ai réussi à m'y plonger, à savourer les citations de Keating et de ses élèves. Le cercle des poètes disparus est une histoire magnifique, émouvante, à laquelle on voudrait tous participer (tous ici, littéraires...). L'engouement de ces garçons pour la littérature, la poésie, m'a fait craquer. Ca existe encore, des garçons comme ça ? J'ai rêvé, j'ai flotté au fil des lignes, en accord avec les poètes disparus. " Ô Capitaine, mon Capitaine " ... Je vous cherche encore...

# Posté le samedi 09 mai 2009 16:49

Modifié le samedi 03 octobre 2009 08:04

L'Ingénu, de Voltaire.

L'Ingénu, de Voltaire.
Résumé

Alors que l'abbé de Kerkabon et sa s½ur lamentent la mort de leur frère et de sa femme partis au Canada, arrive par un bateau anglais un jeune homme Huron, l'Ingénu. Alors qu'ils l'invitent à dîner, ils rendent qu'il s'agit de leur neveu. Converti au catholicisme et baptisé, il tombe amoureux de sa marraine, Mlle de St-Yves, qu'il ne peut évidemment pas épouser, à moins d'avoir l'autorisation du Pape. Il tente de violer sa belle, qui se retire alors dans un couvent. Il repousse par hasard une invasion d'anglais, et se rend donc à Versailles afin de conter sa bravoure au Roi et d'obtenir le droit d'épouser Mlle de St-Yves. Il n'est pas écouté à Versailles, et est envoyé à la Bastille où il fait la rencontre du janséniste Gordon. Il tente de convertir le Huron, or ce dernier lui fait remettre en question ses convictions. Pendant ce temps, Mlle de St-Yves s'est retirée du couvent pour venir délivrer le Huron ; alors qu'elle requiert l'aide de Mgr de Saint-Pouange qui peut le faire délivrer, celui-ci demande monnaie : elle doit se compromettre avec lui ; elle refuse puis accepte sous le poids du désespoir. De retour chez les Kerkabon avec le Huron et Gordon, elle ne se résout pas à avouer la vérité à son amant et se laisse mourir. L'ingénu, tout d'abord effondré, se ressaisit et obtient sa récompense ; il reste ami avec Gordon.

Critique

Il est difficile de faire une critique structurée lorsqu'on n'a pas aimé un livre... Je ne sais pas vraiment par quoi commencer ; ce conte philosophique de Voltaire m'a beaucoup déçue. J'ai été noyée dans le jargon religieux, entre les jansénistes et cie. En faisant ce résumé, je me suis rendue compte que l'histoire était pleine de rebondissements, en si peu de pages. Et pourtant, je me suis plutôt ennuyée : j'ai trouvé cette lecture monotone. Le mythe du bon sauvage, d'accord, c'est joli, c'est sain, on admire le Huron qui connaît aussi bien le français que nous, qui est beaucoup plus cultivé alors que c'est un "sauvage". Tantôt il fait preuve d'ingéniosité, tantôt il est très naïf. C'est parfois assez étrange, ce paradoxe de caractère...
Bon, cette lecture était de toute façon obligatoire : objectif bac. En tout cas, on va attendre encore un peu pour Candide... !

# Posté le lundi 18 mai 2009 05:16

Modifié le dimanche 13 septembre 2009 15:52